Aprés les musiciens ,entre en scène un danseur étonnant . Habillé d'une tunique colorée et d'un long ruban autour de la tête , il évolue tel un Derviche Tourneur .Celui qui entame sa danse devant nous n'a que peu de similitudes vestimentaire avec les Derviches turcs . La musique qui l'accompagne ( les mêmes que précédemment ) n'en est pas moins dynamique. Et le voilà qui tourne , d'abord lentement , puis rapidement . Plus il tourne et plus il enmene les pans de sa " robe " vers sa tête , pour finalement recouvrir la totalité de son corps , et ne plus l'apercevoir.C'est un festival de couleurs , car chaque épaisseur de sa robe est de couleur différente.
Les Derviches Tourneurs ou Mevlevi sont une confrérie musulmane masculine . Fondée par Mevlana au XIIIé siècle , ils sont originaires de Turquie et il est courrant de les voir évoluer en Orient et même faire des tournée en Europe .
Connus pour leurs célébres danses appelées Sema , ils forment d'énormes toupies , tournant d'abord lentement puis de plus en plus rapidement , jusqu'a une forme de transe, déployant leurs bras , la paume de la main droite dirigée vers le ciel pour recueillir la grace d'Allah , celle de la main gauche dirigée vers la terre pour l'y repandre. Traditionnellement le Dermiche Tourneur est vétu d'une longue tunique blanche , couleur du deuil , et d'une toque cylindrique en poil de chameau , symbole de la pierre tombale.
Celui qui évolu sur scéne devant nous ne peut être un verritable Derniche Tourneur . Sans doute est ce une particularité de la Nubie , pays haut en couleur .
Si quelqu'un connait la réponse , elle est la bienvenue .
Et le spectacle n'est pas terminé.
Pour terminer ce spectacle , il fallait de l'humour . Voici donc un chef africain qui par ses clowneries nous a donné une vrai partie de plaisir .
Par Emmanuel
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Assouan ne nous reserve que des surprises. Nous nous rendons dans un restaurant , perché sur les hauteurs de la ville pour y déguster un excellent thé et quelques patisseries locales. Sur la terrasse ombragée , qui domine la première cataracte la vue y est magnifique .
Nous sommes venus surtout pour assister à un spectacle musical nubien . Un vrai bonheur!
Du nord au sud , cette musique posséde des variantes stylistiques. Elle se singularise par un sens dynamique extrémement mesuré , loin de la richesse rytmique que l'on trouve en Egypte.Musique essentiellement chantée , elle étonne par sa simplicité .Lorsque la voie du chanteur s'éléve , il invite les auditeurs a participer et ensuite les musiciens se joignent a lui.
Le tempo de cette musique frise une sorte de majesté et s'écoule aussi au fil du temps, sans se presser .
La lyre est l'instrument le plus important en Nubie .La musique nubienne fait aussi une séparation très nette entre le répertoire sacré et le profane.
Le chant sacré a une esthétique différente de celle du chant profane, lequel est dominé par la présence de la lyre.
Le tambour sur cadre , le Târ , est le seul trait d'union entre les deux.
La vue sur la première cataracte est imprenable .Nous savourons ces moments rares entre musique , chants et douceur de la soirée nubienne .
Assouan est vraiment une ville facinante par sa beauté , sa quiètude et la diversité de sa culture .
Mais le spectacle n'est pas terminé .
Par Emmanuel
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Qubett el Hawa " La cime des vents " surplombe la rive gauche du Nil . Impossible de ne pas voir cette colline en arrivant à Assouan par bateau .Surmontée des ruines d'un petit temple , la colline abrite la nécropole des Princes de l'île d'Eléphantine . Une quarantaine de ces seigneurs locaux , contemporains des derniers pharaons de l'Ancien Empire , firent creuser leurs tombaux dans le rocher. On y avait accés par une rampe en forte pente qui servait a hisser le sarcophage .
Le plan des tombes , en général , est trés simple: une piéce rectangulaire s'appuyant sur des piliers, la chapelle et la chambre du sarcophage .
L a décoration est elle aussi modeste: il n'y a que des peintures car le rocher calcaire où était creusé la
tombe ne permettait pas la réalisation de bas reliefs.
Les peintures représentent généralement des scènes de la vie qutidienne , de chasse , de pêche .
Ici l'on voit un enfant du Prince Siremput II rendant homage à son pére .Sur la table on distingue des pains, des gateaux, des fruits et même un canard et des grappes de raisin.
Quand vient la nuit sur Assouan , la colline particuliérement bien éclairée offre un spectacle a elle seule . Pourquoi se priver d'une belle photo.
Par Emmanuel
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